Les 3 erreurs que font ceux qui ne supportent plus leur travail

Publié par Virginie Thuilliez le

Et voici les 3 erreurs que font ces personnes qui ne supportent plus leur travail :

  • Croire qu’il est plus facile de conserver leur job actuel plutôt que d’en changer
  • Se rendre au travail tous les jours en ruminant le fait qu’ils sont coincés dans cet endroit
  • Se soucier de ce que vont penser leur entourage s’ils quittent leur job

Et pourtant, entre vous et moi, il faut que je vous dise… tout ça est archi faux ! Et il serait même dangereux d’entretenir ces idées.

champagne

Pourquoi dangereux ? C’est très simple ! Mises bout à bout, ces longues journées de travail vont vous amener à ce jour merveilleux que sera votre départ en retraite, coincé(e) entre « Richard-de-la-compta » et « Suzie-la-lèche-botte-du-patron », avalant un petit four de travers, votre coupe de champagne à la main, en train de vous demander où ont bien pu passer ces années de votre folle jeunesse où vous aviez imaginé pouvoir vous épanouir dans un métier qui vous offrirait la grâce absolue… Après trois ou quatre coupes de champagne, vous en serez réduit(e) à noyer votre chagrin avec « Mireille-la-commerciale-faussement-gentille », qui essayera tant bien que mal de vous remonter le moral.  Et plouf, le petit four tombera au fond du champagne, comme vos rêves de grandeur et de réussite…

Alors si vous voulez éviter cet épisode de votre vie, digne d’un film qui fait pleurer sur M6 un jour de vacances de Noël, vous feriez peut-être bien de lire cet article  jusqu’au bout! (sauf si vous aimez les films qui font pleurer et que vous rêvez d’en être le personnage principal dans la vraie vie !)

Alors, reprenons ces 3 erreurs une à une :

Croire qu’il est plus facile de conserver son job actuel qu’on n’aime plus, plutôt que d’en changer

Alors, oui, changer de métier pour faire autre chose, c’est difficile. Ca demande même une sacrée dose de courage et de motivation. Ca nécessite de se poser les bonnes questions sur soi-même. Ca peut faire peur, parce qu’on pense qu’on va peut-être manquer d’argent (et comme tout le monde, on en a besoin !), ou que peut-être, on ne trouvera pas d’emploi dans sa nouvelle branche… Bref, on finit par se dire qu’il vaut mieux rester bien au chaud dans son panier plutôt que d’aller affronter le terrible monde de la reconversion professionnelle (ou le marché de l’emploi, si jamais vous souhaitez rester dans le même secteur de compétences)

flotter

Avoir cette croyance, c’est comme croire qu’il est plus facile de nager à contre-courant toute sa vie, plutôt que de nager un 300 mètres nage-libre en donnant tout ce qu’on a, puis de se laisser tranquillement porter par les flots et chatouiller par les bulles du bain à remous chauffé à 38 degrés ensuite.

Parce qu’en fait, la vrai question, c’est « Est-ce que c’est plus difficile de faire toute sa vie un métier qu’on n’aime plus, ou bien est-ce que c’est plus difficile de se donner corps et âme dans un nouveau projet pour profiter ensuite tranquillement de son nouveau terrain de jeu ?« 

Je sais pas pour vous, mais moi, je prends l’option 2 !

C’est comme toutes ces choses que l’on redoute de faire, et une fois qu’on les a faites, on se dit que c’était moins compliqué qu’on l’imaginait, même si ça a demandé une sacrée dose d’efforts. Vous vous souvenez du premier appartement que vous avez loué ? Vous aviez peur de ne pas y arriver ? de ne pas savoir gérer les factures, les impôts, les ampoules à changer et les meubles à fixer ? Finalement… vous avez sauté le pas, non ? (à moins que vous vous appeliez Tanguy, auquel cas, ça change tout !). Et du coup, vous préfèreriez habiter encore chez papa et maman, en flippant de vous lancer dans l’aventure, ou bien vous êtes content d’avoir pris sur vous et de surfer maintenant sur votre liberté chérie ?…

Se rendre tous les jours au travail en ruminant sur le fait qu’on est coincé dans cet endroit

« Il est 6h30… je dois me lever… je veux pas y aller… de toutes façons, ils vont encore tous m’énerver… et puis la feignasse qui partage mon bureau voudra encore me déléguer ses dossiers et je saurai pas dire non… et puis de toutes façons, je suis le(la) seul(e) qui bosse dans cette boîte…et ils s’en rendent même pas compte… mais je suis coincé(e) ici dans ce trou à rats… j’étouffe… si seulement je pouvais partir et faire autre chose »…

Hé ho !!! Ca y est ? Vous avez fini de vous apitoyer sur votre sort ? Non, parce que, je dis ça, je dis rien, mais vous êtes libre de partir, hein ?!

« Non, mais pour qui elle se prend celle-là, elle fait pousser des billets dans son jardin ou quoi ?! Moi, j’ai besoin de mon salaire pour vivre ! »

Alors, non, je ne cultive pas de billets dans mon jardin, et pourtant, j’aimerais bien !

écrire

Ce que je veux dire, c’est qu’il n’est pas question ici de vous conseiller de tout lâcher du jour au lendemain et de vivre d’amour et d’eau fraîche, mais de construire un plan, un projet pour trouver la sortie de ce qui constitue votre trou à rat. Parce qu’en plus, si vous preniez un peu de recul, vous pourriez même vous rendre compte que cet endroit qui est devenu un trou à rat pour vous reste un terrain de jeu formidable pour certains de vos collègues qui sont plutôt contents de venir bosser. Alors, du coup, peut-être que vous pourriez envisager un petit déménagement ?… Un déménagement d’emploi, j’entends… Bref, allez voir ailleurs si votre âme s’épanouirait mieux en faisant autre chose !

Comment faire ? Je dirais déjà que, si vous voulez changer de carrière, c’est mieux de vous faire accompagner, sauf si évidemment vous savez déjà exactement quel est le métier de vos rêves. Un premier pas, ça peut être un bilan de compétences (payé par votre boîte, que demande le peuple ?!), ou bien un coaching individuel comme ça se fait de plus en plus, qui va aller voir au-délà de vos compétences, et va avant tout vous permettre de savoir qui vous êtes et quel sens vous souhaitez donner à votre vie.

Ensuite, plusieurs possibilités existent : négocier une rupture conventionnelle (alors, oui, votre niveau de vie va légèrement diminuer… mais à priori, c’est temporaire), lancer votre micro-entreprise (si vous avez l’âme d’un entrepreneur) et conserver votre job en parallèle (temporairement également, évidemment), négocier de travailler 1 journée par semaine en télé-travail et en profiter pour optimiser votre temps (vous serez moins dérangé(e) par vos collègues) et utiliser ce temps en plus pour travailler votre nouveau projet professionnel, etc… Bref, « Quand on veut, on peut », comme dit le dicton populaire. Alors, soyez créatif !

Et puis, par-dessus tout, je dirais que ruminer est le meilleur moyen pour ne pas y arriver. Peut-être qu’un peu d’entraînement à la pensée positive vous ferait du bien (allez donc voir un peu ce que dit Emile Coué sur le sujet !)

Se soucier de ce que va penser notre entourage si on quitte notre job

« Non, mais là, vraiment, mes parents vont faire un infarctus si je leur dis que je quitte mon poste de cadre sup chez SuperBoîte.com ! Ils avaient mis tous leurs espoirs en moi, ils se sont sacrifiés pour me payer mes études à l’époque… Et puis mes amis vont me prendre pour un(e) fou(folle) si je leur dis que je vais voir ailleurs, j’ai pas arrêté de les bassiner quand j’ai décroché ce poste en leur disant que c’était ce dont j’avais toujours rêvé… Ah et puis mon(ma) chéri(e), il(elle) va me dire que je suis inconscient(e), vu que nos finances sont déjà pas au top… »

Bon, alors, oui, je peux entendre tout ça, et le comprendre. Mais un jour, quelqu’un m’a dit « Virginie, la personne la plus importante, c’est toi ». Et ce n’est pas égoïste, c’est simplement la clé pour s’épanouir et pouvoir ensuite s’occuper au mieux des autres. Un de mes anciens collègues hypno-thérapeute (et psychiatre), Philippe Aïm, avait illustré cela à la perfection lors d’une de ses séances avec une personne qui passait son temps à s’occuper des autres et qui avait du mal à s’occuper d’elle (article complet ici : https://positivr.fr/philippe-aim-psychiatre-metaphore-masque-oxygene/)

passagers avion

« Là, d’un coup, je lui dis la première phrase, la première image qui me vient en tête: « Vous avez déjà pris l’avion ? ». Surprise de cette interruption, surprise que je parle apparemment d’autre chose, elle me répond « L’avion ?…oui, pourquoi ? ». Alors j’en profite. « Voyez-vous, au début du voyage, les hôtesses donnent les consignes de sécurité, elles indiquent les issues de secours, ce qu’il faut faire en cas de panne… certains se moquent même des gestes qu’elles font en indiquant les sorties avec leurs mouvements de bras !… Vous voyez ? » (Je fais les gestes en même temps). « Oui, je vois bien… » (un petit sourire devant le psy qui imite l’hôtesse de l’air…)

« Et elles nous montrent le gilet de sauvetage et puis elles nous informent qu’en cas de dépressurisation, un masque à oxygène tombera devant nous et qu’il faudra le mettre sur le visage… Et si vous lisez attentivement les consignes de sécurité, vous verrez que, si vous êtes avec un enfant il faut d’abord mettre le masque sur… ». « Sur mon enfant bien sûr ! » m’interrompt-elle.

« Eh non ! Sur vous-même… »

« Mais c’est impossible, je ne pourrais pas faire cela… ». « Sauf que si vous ne le faites pas et que vous vous évanouissez avant d’avoir pu lui mettre le masque, vous en mourrez plus certainement tous les deux… »

Et elle se tait… J’ai dû dire une bêtise… « Euh… Enfin… Euh… Ce que je voulais juste vous dire c’est que pour aider quelqu’un… » « …Il faut être en état de l’aider… Je comprends… »

Voilà voilà… je pense que cet exemple parle de lui-même. Si vous ne voulez pas finir en burn out, alors peut-être que vous pourriez penser à vous avant de penser à ce que vont penser les autres… Et on se rend d’ailleurs vite compte, lorsqu’on franchit le pas (je l’ai franchi plusieurs fois), que certaines personnes sont particulièrement compréhensives et enthousiastes pour nous ! Alors, oui, je parle de « certaines personnes ». Parce qu’il y a les autres… Celles qui veulent nous dissuader… soit parce qu’elles nous aiment et ont peur pour nous, soit parce qu’elles nous envient et auraient souhaité avoir le courage de faire comme nous, mais qu’elles ne l’ont pas fait.

amis

Alors, un conseil, lorsque vous franchirez le pas, entourez vous des bonnes personnes. Il n’est pas utile de crier sur les toits quels sont vos projets, simplement d’en parler aux personnes qui sauront vous encourager. Et ça, à priori, vous l’avez déjà remarqué dans différentes situations de votre vie, donc vous saurez faire le tri. En gros, si vous passez deux heures en tête-à-tête avec Roxanne et que vous rentrez complètement vide d’énergie, peut-être que la prochaine fois, vous irez voir Sophie qui vous donne la patate chaque fois que vous parlez avec elle !

J’espère que cet article vous aura donné l’impulsion nécessaire pour envisager un nouveau chemin si jamais vous êtes englué(e) dans votre vie professionnelle actuelle.

N’hésitez pas à partager cet article avec tous vos amis, peut-être que vous en sauverez un du burn out, et je suis sûre qu’il saura vous remercier !

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