Journal d’une apprentie de l’hypnose #épisode 2

Publié par Virginie Thuilliez le

Chaque semaine, je vous livre les réflexions qui ont fini par me convaincre de me reconvertir au métier d’hypnothérapeute, ainsi que les étapes nécessaires à la réalisation de mon projet.

Si vous avez raté l’épisode précédent, c’est ici

Trouver sa voie

voyager

… Je savais que j’aimais par dessus tout accompagner les autres, mais pas de n’importe quelle façon. Ce qui m’animait vraiment, c’était d’accompagner des gens qui avaient réellement envie d’avancer, et pas des gens qui sont là parce que Pôle Emploi les y a obligés, ou parce que papa et maman leur ont payé une formation dont ils n’ont rien à faire. Des gens qui ont vraiment et sincèrement envie d’avancer dans leur vie, et qui se donnent les moyens pour y arriver.

Et c’est là, que bim ! l’une de mes chers collègues me sort tout de go « Ouais, en fait, ce que tu veux faire, ça s’appelle coach professionnel ».

« Ah ouais ? T’es sûre ? Ca existe ça comme métier ? Non, parce que, en fait, le mot « coach », euh, j’aime pas trop en fait. »

coaching

Non, mais au fond, je suis sûre qu’elle se trompe, et qu’elle a pas bien compris ce que je veux faire. Parce que, tu comprends, « coach », ça fait quand même hyper marketing. Et moi, ce que je veux, c’est aider les gens. Si t’as bien suivi, c’est mon côté « je veux sauver le monde ». Alors, vade retro satanas, loin de moi l’idée d’extorquer de l’argent à de pauvres gens en quête de repères (Que les coachs professionnels se rassurent, mon point de vue sur ce métier a bien évolué depuis !)

Et puis les mois passent et je laisse poser un peu tout ça. Parce que finalement, la vie m’a un peu aidée, et mon boulot, je suis « obligée » de le lâcher, puisqu’avec ma petite famille, on prend nos clics et nos clacs, et on quitte la région ! Enfin, bon, on quitte le Nord pour l’Oise. Oui, je sais, c’est pas la destination la plus « ouf » de France, et ça fait pas forcément rêver, et pourtant, je t’assure que t’y gagnes au moins quelques degrés !

Alors une fois mon préavis de trois mois effectué, notre nouveau logement trouvé, un nouveau contrat d’accueil signé avec une nouvelle nounou pour ma fille, et les cartons déballés… je vais pouvoir m’occuper un peu de moi et de mon projet.

Et quelques recherches sur Internet plus tard… Ah oui, ben en fait, ce que je veux faire, ça s’appelle Coach professionnel ou Coach de vie. Ah… bon… ben ma collègue avait raison en fait. Du coup, je prends mes renseignements, et je me rends compte que pour être crédible dans le milieu, il vaut mieux avoir suivi une formation. Je t’avoue que l’idée m’emballe à moitié, moi qui ai déjà repris deux fois mes études depuis la fin de mon cursus, mais bon, si c’est le prix à payer, allons-y. Si ça se trouve, je vais peut-être m’éclater…

Je fais les démarches auprès de Pôle Emploi qui, ô miracle, me dit qu’il ne devrait pas y avoir de souci pour financer ma formation, et là je me dis « Roule ma poule, y a plus qu’à ! ».

Quand les difficultés s’en mêlent…

difficile
difficultés

Oui, bon, en fait, y a plus qu’à… s’armer de patience. Et comme je suis pas vraiment du genre patiente, en attendant que mon dossier soit validé et tout et tout, je contacte une structure d’accompagnement à la création d’entreprise. Et oui, parce que là, soyons réaliste, quand t’es Coach professionnel, tu cherches pas un contrat en CDI. Tu t’installes à ton compte et tu loues un joli cabinet cosy dans lequel tes futurs clients auront envie de rester lovés des heures.

Je rencontre donc un sympathique conseiller, qui je pense, en sait à peu près autant que moi sur la création d’entreprise, si ce n’est qu’il a des notions en comptabilité que moi je n’ai pas, et qui vont m’être d’une grande aide. Et là, il me dit que la première étape, c’est de réaliser une étude de marché.

Tiens, un nouveau défi ! Un truc que j’ai pas encore fait, et que je ne connais pas. Allons-y ! Je fais ma petite étude, avec cette impression que des ailes me poussent à la place des bras, et que je suis doucement en train d’entrer dans la peau d’une future « chef d’entreprise », qui fait ce qu’elle veut quand elle a envie de le faire.

Et quelques quarante pages plus tard, je déchante un peu. Je réalise que le coaching, c’est super, mais trouver des clients, ça s’annonce plus compliqué. Et là, je me rends compte aussi que la plupart des coachs exercent d’autres activités en parallèle, pour s’assurer un revenu correct.

Oui, mais en fait, moi, je veux juste aider les gens, et j’ai pas envie de m’éparpiller dans quarante activités différentes ! Bon, c’est pas grave, je me dis que ma bonne étoile va me permettre de cartonner et de me constituer une clientèle aussi large que le supermarché du coin, et que les gens vont se battre pour prendre rendez-vous avec moi. Oui, je sais, je rêve beaucoup… c’est comme ça que j’avance ! Mais finalement, la vie va se charger de faire capoter mon projet.

Quand le projet initial tombe à l’eau

tomber à l'eau
se noyer

On est en juin 2017, et ça fait des semaines que le centre de formation auprès duquel j’ai déposé un dossier d’inscription doit valider ma demande de financement sur la plateforme de la Région, pour que Pôle Emploi puisse ensuite prendre la main et finaliser le dossier. Oui, toi aussi, tu auras remarqué comme la procédure est intéressante… je vois ma conseillère Pôle Emploi, qui passe la main au centre de formation, qui repasse la main à ma conseillère Pôle Emploi pour valider le dossier, qui passe la main à la Région pour donner les sousous. Au cas où, je te renvoie à cette sublime chanson de Camille, qui s’appelle « La France » (album Ilo Veyou).

Et comme rien ne se passe malgré mes incessants appels téléphoniques auprès de ce cher centre de formation parisien, je finis par me dire que, peut-être, j’ai mis les pieds dans un horrible mouvement sectaire, spécialiste du développement personnel, avide d’encaisser l’argent de ses fidèles, pour mieux les endoctriner… Oui, je sais, je regarde trop la télé. Et comme ma patience a ses limites, je prends mon courage à deux mains, et je me décide à passer l’appel téléphonique ultime, celui par lequel je pourrai décharger toute la colère et l’impatience que j’ai emmagasiné ces dernières semaines. Je me prépare à en découdre avec cette responsable pédagogique, qui, chaque semaine, invente une nouvelle excuse pour justifier le fait que mon dossier n’ait pas été traité.

Finalement, deux minutes plus tard, sans hausser la voix un seul instant, j’ai la réponse à ma question : la Région exige un label qualité que ce centre de formation n’a pas encore.

Bim ! Fin des rêves et des illusions ! Le projet tombe à l’eau, et disparaît au fin fond des limbes. Peut-être vas-tu me dire que j’aurais pu contacter un autre centre de formation ? Et bien non, parce qu’en fait, c’était le seul centre de formation qui rentrait dans les prix pour lesquels la Région était prête à mettre la main à la poche. Peut-être vas-tu me dire que j’aurais pu financer moi-même la formation si j’étais vraiment motivée ?! J’avoue qu’à cinq mille euros la formation, ma motivation a ses limites. Voilà voilà…

libre
femme libérée
ville

Je dois donc être réaliste : il va falloir que je trouve autre chose. Et ben, tu sais quoi ?! Ca me fait le même effet que si on m’avait enlevé un énorme sac à dos des épaules. Je suis SOULAGÉE ! Tu sais, un peu comme quand tu passes un entretien pour un poste, et que tu te rends compte pendant l’entretien que le poste est bien au-dessus de tes compétences. Et puis, finalement, on t’appelle pour te dire que t’as pas été retenu(e). Et bim ! Le soufflet retombe… et ben là, c’est pareil. Je savais pas trop comment faire machine arrière. Et la vie l’a fait pour moi.

Bon, par contre, va peut-être falloir que je me bouge un peu, parce que jouer à la gentille femme au foyer qui prépare des bons petits plats et fait le ménage, ça va bien cinq minutes, mais ça m’ennuie profondément (je suis évidemment en totale admiration devant toutes les femmes (ou hommes) au foyer qui s’épanouissent dans leur rôle et apportent du bonheur et de la sérénité à leur petite famille chérie… !)

… à suivre…

Journal d’une apprentie de l’hypnose #épisode 3

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