Journal d’une apprentie de l’hypnose #épisode 1

Publié par Virginie Thuilliez le

En 2018, j’ai ouvert mon cabinet d’hypnothérapie dans l’Aisne, après avoir vécu plusieurs vies professionnelles. Pour moi qui viens d’un milieu ouvrier et populaire, me mettre à mon compte, et qui plus est en profession libérale, était un rêve inaccessible (ah, les croyances limitantes !). Finalement, je l’ai fait !

Parce que je pense que mon témoignage peut vous aider à avancer dans votre projet de reconversion professionnelle, j’ai décidé de vous raconter cette trépidante histoire, sous la forme d’un épisode chaque semaine… c’est parti pour l’épisode 1 ! 🙂

Juin 2017 : coup de coeur pour l’hypnose

Après presque un an de cogitation, d’euphorie démesurée, de désespoir aggravé, d’illusions déçues puis retrouvées… ça y est, je crois que j’y suis… je veux devenir praticienne en hypnose !

coeur plage

Mon cœur s’emballe car il sait… Il sait, comme le jour où vous avez rencontré l’homme (ou la femme) de votre vie, et que VOUS SAVEZ… Certains vous regardent de travers, mais vous n’en avez que faire, car vous savez que vous avez trouvé ce que vous cherchiez. La voie qui vous attend depuis toujours est là devant vous, et vous faites le premier pas qui devrait, en toute logique, vous emmener vers la grâce professionnelle absolue.

Mais pour savoir comment j’en suis arrivée là, un mini flash-back s’impose. On s’engage rarement dans la voie de l’hypnose par hasard (oui, ok, on s’engage rarement dans la voie de la menuiserie ou l’herboristerie par hasard non plus… !)

Un an plus tôt

Environ un an auparavant, je commençais à tourner en rond dans mon job. Du haut de mes trente-cinq ans, j’avais déjà connu plusieurs vies professionnelles : assistante de direction en ressources humaines, chargée de missions dans une association de réinsertion sociale et professionnelle, puis de nouveau assistante dans un centre de formation (oui, j’aime les flash-back !), et enfin, responsable pédagogique dans ce même centre de formation.

J’occupais donc un poste de cadre, que j’avais attendu cinq longues années, et qui me permettait, au mieux, de crâner en soirée, en clamant haut et fort que c’était grisant d’être partie de rien pour arriver à un poste de cadre. En même temps, quand ta mère était femme de ménage, et que ton grand-père était mineur de fond, t’as comme l’impression d’avoir gagné au Loto quand on te propose ce type de poste (et oui, maintenant qu’on se connaît un peu mieux, je te tutoie).

Mais au fond de moi, « cadre » ou « pas cadre », telle n’était pas la question. Car il faut bien se l’avouer, au fond, ce qui compte, c’est d’avoir envie de se lever tous les matins pour aller sauver le monde… eeuuhhhh… pour aller travailler. Oui, enfin bref, j’ai fini par me rendre compte que mon travail ne me rendait pas heureuse. Alors, oui, c’est vrai, j’avais une bonne situation, de l’argent qui tombait tous les mois en ne travaillant que trois jours par semaine, la sécurité de l’emploi (si on part du principe qu’on est plus ou moins en sécurité quand on a signé un CDI), une responsable en or, et des collègues tout aussi sympathiques. Alors bon, là, tu vas te dire « Mais qu’est-ce qui lui est passé par la tête ?!  Quel mauvais sort Voldemort lui a jeté pour qu’elle ait envie de sortir de ce cocon moelleux et confortable de la vie d’entreprise ? ».

en colère

Et bien, tu sais quoi ?! J’étouffais !!! Je me sentais à l’étroit, même en ayant une autonomie somme toute relative mais confortable, je suffoquais à l’idée de devoir passer mon temps à mener à bien des projets que je n’avais pas moi-même choisis, je mourrais rien que de penser à tous les savons que j’avais envie de passer à certains étudiants que j’accompagnais, mais que la bienséance (et mes responsables) m’empêchait de déverser… Bref, si je ne faisais rien, la cocotte-minute allait exploser, et tu sais comme moi les dégâts que ça peut causer.

Alors, doucement, j’ai commencé à me dire que, peut-être, j’avais le droit de m’autoriser à imaginer qu’un jour, j’allais quitter mon job pour en faire un autre. Je crois que tu auras compris, avec toutes les précautions que j’y mets, que clairement, ça ne s’est pas fait d’un coup de baguette magique, mais que ça m’a pris des lustres avant de m’autoriser à le penser, puis encore plus, à en parler… à mon conjoint d’abord, et à mes amis ensuite.

Et clairement, quand on est dans une situation comme la mienne, certaines réactions ne sont pas celles que l’on attend. « Quoi ?! mais tu vas quitter ton poste de responsable pédagogique ? Alors que ça fait des années que tu l’attendais ? » « Quoi ?! Mais t’es sûre de toi ? Non, parce que, en fait, t’as peut-être juste besoin de vacances ?… Non ?…. » Bah en fait… non, j’ai pas besoin de vacances, j’ai besoin de changer de vie… de vie professionnelle j’entends ! Que mon conjoint et ma fille se rassurent… je les garde !

Mais voilà, vouloir changer de vie professionnelle, c’est bien, mais savoir où on va, c’est mieux. Et c’est là que les choses commencent vraiment à se compliquer. Parce que, oui, à trente-cinq ans, après avoir déjà connu une reconversion professionnelle suite à un licenciement économique, tu te dis que, cette fois-ci, ce serait pas mal si tu pouvais trouver un truc dans lequel t’aurais vraiment envie de t’éclater jusqu’à la fin de tes jours… enfin, de ta carrière, c’est déjà pas mal non plus, si je pars du principe optimiste qu’un jour, peut-être, j’aurai le droit à une retraite.

Sortir du cadre ou pas ?…

cadre

Et c’est là que tu commences à te rendre compte que ton cerveau a été lobotomisé par la société qui t’entoure, car tu as l’impression que sortir du cadre, c’est prendre un risque énorme. Et forcément, les risques, ça fait peur. Seulement, on ne t’a pas bien appris, que la peur et l’envie vont ensemble. Et que bien souvent, derrière tes peurs, se cachent de grandes réalisations. Et qu’une fois que tu as franchi le seuil de tes peurs… tu t’éclates et t’as envie de continuer !

Bref, j’ai passé des mois à réfléchir, à avoir des doutes, à me trouver nulle, à changer d’avis, à me persuader que j’avais tort, puis raison, pour finalement m’autoriser à penser la chose suivante : j’ai le droit d’avoir des envies et des besoins, et je vais tout faire pour y répondre du mieux possible. J’ai le droit de tout mettre en œuvre pour trouver le métier de mes rêves, pour faire en sorte que chaque jour de travail soit un véritable bonheur… en sachant quand même qu’on n’est pas au pays des Bisounours, et qu’il y aurait des jours où j’aurais envie de rester bien au chaud sous ma couette, même si je réussissais à trouver le plus cool de tous les jobs.

Et c’est comme ça que, environ cinq mois plus tard, j’ai commencé à voir se dessiner mon futur professionnel…

… à suivre…

Journal d’une apprentie de l’hypnose #épisode 2

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Catégories : témoignage

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